À l'occasion de la panthéonisation de Badinter, j'ai écrit ceci :
À ce jour, je ne sais toujours pas si la peine de mort a été abolie en raison de sa finalitéé (la mort) ou de l'horreur de son moyen d'exécution, la guillotine (consistant à "couper un homme en deux", sic Badinter).
Un de ses lecteurs me répondit :
Badinter était révolté par ce châtiment dont il qualifiait la finalité, la mort, de "principe de l'État meurtrier", à quoi je rétorquai qu'on peut être en désaccord avec lui et lui opposer le "principe de la légitime défense de l'État via la Justice" au nom de la victime, de sa famille et de la Société.
En revanche, on ne peut que partager son horreur du moyen d'exécution, la guillotine. Il a toujours été possible d'éliminer un condamné sans qu'il souffre voire qu'il s'en rende compte.
N.B. : J'ai subi une opération cardiaque. L'anesthésiste m'a demandé de compter de 5 à 0. À trois j'ai perdu totalement conscience et le chirurgien a pu opérer sans que je sente quoi que ce soit. Ça pourrait être la même chose pour un condamné à mort.
Pour conclure, ajoutons que si Badinter était absolument opposé à la peine de mort, il n'a pas dit un mot concernant la pendaison de Saddam Hussein…
À l'époque j'ai essayé de le contacter pour en discuter mais je n'ai pu parler qu'à son secrétaire qui me déclara que Badinter ne souhaitait pas s'exprimer…
Rappelons également, avec une ironie amère, que Mitterrand, le plus grand soutien de Badinter, lorsqu'il quitta le ministère de la Justice en mai 1957, en pleine Guerre d´Algérie, avait à son actif l´exécution de 45 Algériens.
Lire aussi :
Du principe de la peine de mort
https://www.sincerites.org/article-pour-le-principe-de-la-peine-de-mort-44501055.html