De 2021 à 2023, l’Union européenne a attribué 7,4 milliards d’euros à 12 000 ONG (soit une moyenne arithmétique de 617 000 € par ONG).
Une ONG se définit comme une organisation NON GOUVERNEMENTALE.
Certes, juridiquement, cette qualification ne lui interdit nullement de recevoir des financements publics. Mais je conteste précisément cette conception : une organisation qui se revendique non gouvernementale devrait, selon moi, être également indépendante financièrement des gouvernements et des institutions publiques.
Pourquoi les contribuables devraient-ils donc financer des organisations qui revendiquent leur indépendance à l’égard des pouvoirs publics ?
Je ne conteste pas que les ONG puissent mener localement des actions utiles. Je conteste leur capacité à modifier durablement une situation économique à l’échelle nationale. Elles peuvent alerter, proposer, expérimenter ou exercer une influence sur les pouvoirs publics ; encore faut-il pouvoir en mesurer les résultats concrets à l’échelle d’un pays.
Exemple : les ONG, depuis des décennies, n’ont pas encore été capables de répondre à la question fondamentale : pourquoi les agriculteurs de produits vivriers du Sud ne perçoivent-ils pas une rémunération correcte pour leurs récoltes ?
Les bailleurs de fonds de l’Aide publique au développement (APD) n’ont pas été capables d’y répondre précisément et exactement non plus ! Depuis les indépendances dans les années 1960 jusqu’en 1990, ils ont financé des organisations de régulation des marchés et des réseaux de stockage.
À la suite d’énormes déficits financiers accumulés, tout cela a disparu quand les bailleurs de fonds ont renoncé à renflouer leurs propres créations financées à fonds perdus (les réseaux de stockage ont été vendus aux commerçants-grossistes et aux agro-industries au lieu d’être offerts aux associations de producteurs).
Il faut absolument repartir de ZÉRO ! ! !
Conclusion :
Les ONG devraient financer leurs propres projets exclusivement par les contributions volontaires de leurs membres, donateurs et sympathisants.
Cela n’interdit évidemment pas à une autorité publique ou internationale de décider elle-même d’une action qu’elle juge nécessaire — par exemple une opération de déminage — et d’en confier l’exécution, contre financement, à une ONG possédant les compétences nécessaires.
Ce que je conteste, c’est qu’une ONG conçoive elle-même un projet puis demande aux contribuables de le financer.