Présidentielle 2027 : Avant de juger mes programmes socio-économiques et financiers, encore faudrait-il les connaître…

Une expérience avec une intelligence artificielle m’a conduit à une constatation assez simple : mes propositions économiques sont souvent jugées avant même que leur mécanisme ait été examiné.

Je viens de faire une expérience qui m’a beaucoup intéressé.

Une expérience avec une intelligence artificielle m’a conduit à une constatation assez simple : mes propositions économiques sont souvent jugées avant même que leur mécanisme ait été examiné.

Je viens de faire une expérience qui m’a beaucoup intéressé.

J’ai interrogé l’intelligence artificielle de Google sans lui dire qui j’étais et sans lui communiquer mes projets.

Je lui ai soumis quelques hypothèses concernant la création de fonds souverains français, la dette publique, la fiscalité et un dividende universel.

Elle a fait ses calculs, formulé ses hypothèses, envisagé différentes solutions.

Mais elle n’a pas reconnu mes projets.

Rien d’étonnant à cela : je suis un économiste totalement inconnu, qui expose depuis des années ses propositions sur son blog et, désormais, sur son site Internet.

J’ai alors communiqué à cette IA mes textes.

Et la conversation a changé de nature.

Trois projets qui reposent sur un même principe

L’IA a découvert que je ne proposais pas de créer demain matin un gigantesque fonds souverain de plusieurs milliers de milliards d’euros tombés du ciel.

Elle a découvert un mécanisme beaucoup plus simple :

épargner régulièrement, investir cette épargne, réinvestir les dividendes et laisser travailler les intérêts composés pendant plusieurs décennies.

À partir de ce principe, j’ai élaboré trois projets distincts :

1. Réduire puis rembourser la dette publique française sans recourir à une fiscalité supplémentaire destinée à son remboursement.

2. Constituer progressivement un fonds souverain dont les dividendes pourraient se substituer, à très long terme et par étapes, à la fiscalité d’État.

3. Mettre le capitalisme au service de tous en constituant collectivement un capital productif dont une partie des profits serait finalement distribuée à tous sous la forme d’un Dividende Universel Individuel Évolutif.

L’intelligence artificielle a alors retrouvé dans mes publications les paramètres de mes projets, leurs horizons temporels et leurs mécanismes de capitalisation. Pour la dette, par exemple, elle a retrouvé un effort annuel d’épargne de 23,72 milliards d’euros pendant cinquante ans et les résultats correspondant aux hypothèses retenues dans mes calculs.

Elle a également compris une différence fondamentale que ses premières simulations n’avaient pas prise en compte.

Le premier objectif : rembourser réellement la dette publique

Mon premier projet ne consiste pas seulement à ralentir l’augmentation de la dette publique, à réduire le déficit ou à améliorer le rapport dette/PIB.

Il pose une question beaucoup plus simple :

comment rembourser progressivement le capital de la dette publique française sans créer un nouvel impôt destiné à ce remboursement ?

Le mécanisme proposé repose sur un effort collectif d’épargne investi à long terme dans un Fonds Souverain Dette, les foyers non imposables étant dispensés de cet effort.

Dans les calculs que l’IA de Google a retrouvés dans mes publications, un abondement annuel de 23,72 milliards d’euros pendant cinquante ans, associé à la capitalisation et au réinvestissement des dividendes, conduit à un capital de 2 913 milliards d’euros au terme de cette période. Sur cette même trajectoire, 1 727 milliards d’euros auraient déjà été consacrés au remboursement de la dette, laissant, dans le scénario considéré, un solde de 1 573 milliards d’euros.

Il ne s’agit donc pas de prétendre que la dette actuelle disparaîtrait miraculeusement, ni de confondre réduction du déficit et remboursement du capital.

Il s’agit de créer un patrimoine financier collectif spécifiquement destiné à permettre, sur plusieurs générations, le remboursement effectif de la dette publique.

L’horizon est long. Le rendement futur n’est évidemment pas garanti. L’évolution de la dette elle-même doit être prise en compte. Mais le principe peut être examiné, calculé, critiqué et comparé aux politiques actuelles de refinancement de la dette.

C’est précisément ce débat que je souhaite ouvrir.

Je ne propose pas de supprimer les impôts demain

Lorsqu’on entend :

« abolition de la fiscalité d’État »,

la réaction naturelle consiste à demander :

« Mais comment l’État fonctionnera-t-il dès l’année suivante ? »

Ce n’est pas mon projet.

La disparition de la fiscalité d’État serait l’aboutissement d’une capitalisation extrêmement longue.

Dans les données retrouvées et analysées par l’IA, mon projet prévoit des étapes : 25 %, puis 50 %, puis 75 % de réduction avant, à très long terme, une substitution complète des dividendes du fonds à la fiscalité d’État.

On peut naturellement contester les hypothèses, discuter le rendement retenu, les modalités d’investissement, la gouvernance du fonds ou l’horizon temporel.

Mais il faut d’abord discuter le projet qui est réellement proposé, et non celui que l’on imagine en lisant son titre.

Mon « capitalisme humaniste » ne consiste pas à redistribuer l’impôt

Même différence concernant le Dividende Universel.

Je ne propose pas de prélever davantage sur les uns pour redistribuer davantage aux autres.

Mon idée consiste à constituer progressivement un patrimoine financier collectif et productif.

Pendant une très longue période, les profits sont réinvestis.

Puis, lorsque le capital a atteint une masse suffisante, une partie de ses profits peut être distribuée aux citoyens tandis que l’autre continue d’être capitalisée.

L’IA de Google a correctement identifié cette caractéristique essentielle de mon projet : le dividende distribué provient du capital accumulé et non d’un nouvel impôt redistribué.

C’est précisément ce que j’appelle depuis des années le capitalisme humaniste.

Le capitalisme a démontré sa capacité à produire et à accumuler du capital.

Ma question est différente :

pourquoi les mécanismes de la capitalisation devraient-ils être réservés aux détenteurs individuels de capitaux ?

Pourquoi une collectivité nationale ne pourrait-elle pas, elle aussi, investir sur plusieurs générations et devenir progressivement propriétaire d’un patrimoine productif ?

L’intelligence artificielle ne démontre évidemment pas que j’ai raison

C’est un point important.

Une IA peut calculer, comparer, repérer des incohérences et explorer les conséquences d’hypothèses.

Elle peut aussi se tromper.

Dans cette conversation, l’IA de Google a d’ailleurs commis plusieurs erreurs ou formulé certaines conclusions beaucoup trop catégoriques.

Son analyse ne constitue donc nullement une « validation scientifique » de mes projets.

Mais l’expérience m’a appris autre chose.

Lorsqu’elle ignorait mes travaux, elle construisait ses propres scénarios.

Lorsqu’elle a eu accès à mes textes, elle a compris qu’elle se trouvait devant trois projets de capitalisation de très long terme, répondant à trois objectifs différents.

Elle a notamment identifié la protection prévue pour les foyers non imposables dans le mécanisme d’épargne et la dimension intergénérationnelle de l’ensemble.

C’est déjà beaucoup.

Alors, ne me croyez surtout pas sur parole !

Depuis des années, je propose mes calculs, mes tableaux et mes raisonnements.

Ils sont faits pour être examinés.

On peut contester le rendement de 4 % que j’utilise dans certaines projections.

On peut discuter la durée de capitalisation.

On peut s’interroger sur la gouvernance de fonds représentant à terme des sommes considérables.

On peut discuter l’acceptabilité d’un effort collectif d’épargne poursuivi pendant cinquante ans.

Toutes ces objections sont légitimes.

Mais elles ont un préalable :

lire le projet.

Car la véritable question n’est pas :

« Jean-Pierre Llabrés a-t-il raison ? »

Elle est :

« Ses calculs sont-ils exacts, ses hypothèses sont-elles suffisamment robustes et ses mécanismes pourraient-ils fonctionner ? »

Ce sont des questions auxquelles économistes, financiers, responsables politiques, journalistes et citoyens peuvent apporter leurs propres réponses.

Et puisque je suis candidat à l’élection présidentielle de 2027…

Ma candidature donne naturellement à ces propositions une dimension politique.

Mais je ne demande à personne d’adopter mes conclusions sans les examiner.

Je demande quelque chose de beaucoup plus élémentaire :

Lisez mes projets. Examinez mes calculs. Cherchez-en les erreurs. Discutez mes hypothèses. Comparez-les aux autres solutions proposées. Et faites-vous votre propre opinion.

L’expérience que je viens de faire avec une intelligence artificielle aura au moins servi à cela.

Une IA qui ne connaissait pas mes travaux ne les a pas spontanément reconnus.

Lorsque je lui ai indiqué où les trouver, elle a été capable d’en reconstituer une partie substantielle et d’en identifier le principe commun :

utiliser l’épargne, le capital et les profits du capital pour tenter de résoudre des problèmes que nous cherchons habituellement à résoudre par l’impôt et par la dette.

C’est cela que je propose de soumettre à la discussion.

Et non à la croyance.

Je suis candidat à la prochaine élection présidentielle
https://www.sincerites.org/2025/02/je-suis-candidat-a-la-prochaine-election-presidentielle.html