La foi des catholiques ne m’intéresse pas ici.
Chacun doit être entièrement libre de croire en Dieu, en Jésus-Christ et aux enseignements de son Église, comme chacun doit être libre de n’y croire aucunement.
Je suis moi-même agnostique, à tendance athée, tout en partageant une grande partie des valeurs attribuées au Christ.
La question que je pose est toute autre :
De quel droit une institution religieuse intervient-elle dans le pouvoir politique, temporel, et prétend-elle imposer ses règles à ceux qui ne partagent pas sa foi ?
L’histoire européenne montre que l’Église catholique ne s’est pas contentée, pendant des siècles, d’enseigner une religion à ceux qui voulaient la pratiquer.
Elle a été elle-même une puissance temporelle et a constamment cherché à peser sur le pouvoir des États.
Quand l’Église devient un pouvoir
Le christianisme primitif ne possède ni territoire, ni armée, ni administration d’État.
Cette situation change lorsque le christianisme s’allie progressivement au pouvoir impérial romain au IVe siècle.
Après la disparition de l’Empire romain d’Occident, l’Église devient l’une des institutions les plus puissantes d’Europe.
Elle possède des terres et des richesses considérables. Les évêques exercent des fonctions politiques. Les souverains recherchent la consécration religieuse de leur pouvoir.
Et la papauté finit par prétendre pouvoir intervenir dans l’exercice même de la souveraineté.
Ainsi se développe pendant des siècles une confusion fondamentale entre deux domaines qui devraient pouvoir être séparés :
la croyance religieuse et l’exercice du pouvoir politique.
Les papes face aux rois et aux empereurs
Pendant des siècles, papes, rois et empereurs s’affrontent pour déterminer lequel doit obéir à l’autre.
La querelle des Investitures aux XIe et XIIe siècles en constitue un exemple spectaculaire.
Le pape peut excommunier un souverain.
Il peut placer son royaume sous interdit.
Il peut intervenir dans des successions et des conflits dynastiques.
Sous Innocent III, au début du XIIIe siècle, la puissance politique de la papauté atteint l’un de ses sommets.
Il ne s’agit plus seulement de religion.
Le chef d’une Église prétend exercer une autorité sur les chefs politiques de l’Europe.
Les États pontificaux : le pape chef d’État
L’expression « pouvoir temporel de l’Église » n’est d’ailleurs pas une métaphore.
Pendant plus de mille ans, les papes gouvernent directement des territoires.
Les États pontificaux possèdent une administration, des tribunaux, une fiscalité, une diplomatie et des forces armées.
Le pape est donc simultanément :
chef d’une religion et souverain politique.
Cette puissance territoriale ne disparaît qu’avec l’unification italienne et la prise de Rome en 1870.
Les croisades : l’Église appelle à la guerre
À partir de 1095, la papauté appelle elle-même à la croisade.
Des guerres sont ainsi investies d’une légitimité religieuse et assorties de privilèges spirituels pour ceux qui y participent.
Mais les croisades ne sont pas seulement dirigées vers la Terre sainte.
Au XIIIe siècle, une croisade est menée contre les Cathares du sud de la France.
Nous sommes alors devant une manifestation particulièrement claire du pouvoir temporel religieux :
une divergence doctrinale peut conduire à une guerre.
L’Inquisition : l’Église juge, le pouvoir civil exécute
À partir du XIIIe siècle se développe une institution destinée à rechercher et juger les hérétiques : l’Inquisition.
Une distinction juridique mérite d’être rappelée : les tribunaux ecclésiastiques ne procèdent généralement pas eux-mêmes aux exécutions capitales.
L’Église peut donc littéralement soutenir :
« Nous n’avons tué personne. »
Elle juge seulement l’accusé hérétique et le remet au bras séculier.
Et le bras séculier peut accomplir la sentence ultime.
Cette répartition des rôles ne change rien au phénomène politique essentiel :
une autorité religieuse détermine ce qu’un individu a le droit de croire, le juge pour ses croyances et déclenche un mécanisme répressif pouvant conduire à sa mort.
C’est précisément l’association du pouvoir spirituel et du pouvoir temporel.
Persécuter ceux qui ne croient pas correctement
L’Europe chrétienne a longtemps ignoré le principe qui nous paraît aujourd’hui élémentaire :
un homme doit être libre de croire ou de ne pas croire.
Hérétiques, juifs, musulmans, apostats et, plus tard, protestants peuvent être soumis, selon les pays et les périodes, à des interdictions, discriminations, conversions forcées, expulsions ou persécutions.
Il serait historiquement faux d’attribuer toutes ces violences à Rome : rois, princes, autorités municipales et populations y ont également participé, tandis que certains papes ont parfois protégé des minorités.
Mais précisément, le problème réside dans le système :
religion et citoyenneté ne sont pas indépendantes.
La croyance d’un individu peut déterminer ses droits civils.
Henri VIII : quand un roi refuse que Rome décide pour l’Angleterre
Le règne d’Henri VIII fournit une illustration spectaculaire du conflit entre souveraineté politique et autorité pontificale.
Henri VIII veut faire annuler son mariage avec Catherine d’Aragon afin de pouvoir épouser Anne Boleyn et, notamment, tenter d’assurer sa succession masculine.
Le problème est matrimonial, dynastique et politique.
Mais le mariage relève du droit canonique et l’annulation dépend de l’autorité pontificale.
Le pape Clément VII refuse finalement de satisfaire Henri VIII.
L’affaire est d’autant plus politique que Catherine d’Aragon est la tante de Charles Quint, souverain le plus puissant d’Europe, dont les troupes ont mis Rome à sac en 1527.
Une question concernant la succession au trône d’Angleterre dépend donc en partie d’une décision prise à Rome par le chef de l’Église catholique, lui-même soumis aux rapports de forces politiques européens.
Henri VIII finit par rompre avec l’autorité pontificale.
L’Acte de suprématie de 1534 reconnaît le roi comme chef suprême de l’Église d’Angleterre.
Le roi d’Angleterre refuse désormais qu’un pape exerce sur son royaume une autorité supérieure à la sienne.
Mais l’histoire fournit immédiatement la démonstration du danger inverse.
Henri VIII ne sépare nullement la religion de l’État.
Il place au contraire la religion sous l’autorité de l’État.
Ceux qui refusent de reconnaître sa suprématie religieuse peuvent être poursuivis ; Thomas More, notamment, est exécuté en 1535 après avoir refusé de reconnaître cette suprématie.
L’épisode est donc particulièrement instructif.
Le problème fondamental n’est pas seulement :
« Le pape doit-il gouverner les rois ? »
Il est également :
« Le roi doit-il gouverner les consciences ? »
Henri VIII se libère du pouvoir de Rome mais ne découvre aucunement la liberté religieuse.
Il remplace, en Angleterre, une confusion des pouvoirs par une autre.
Et les règnes suivants le confirmeront tragiquement : selon que le souverain sera catholique ou protestant, ceux qui professent la religion adverse pourront à leur tour être persécutés.
Il faudra encore plusieurs siècles pour que s’impose progressivement une troisième solution :
ni l’Église au-dessus de l’État, ni l’État au-dessus des consciences.
Les guerres de Religion
La Réforme protestante fait éclater au XVIe siècle le monopole religieux de l’Église catholique en Europe occidentale.
Au lieu d’aboutir immédiatement à cette conclusion aujourd’hui évidente — que catholiques et protestants peuvent pratiquer librement leur religion — l’Europe entre dans plus d’un siècle de conflits.
Guerres de Religion françaises, révolte des Pays-Bas, conflits du Saint-Empire, guerre de Trente Ans : religion, politique, territoires et ambitions dynastiques deviennent indissociables.
Catholiques et protestants commettent persécutions et massacres.
L’Église catholique n’est donc pas responsable à elle seule des guerres de Religion.
Mais elle participe pendant longtemps à un système dans lequel la vérité religieuse peut légitimement devenir une affaire de pouvoir politique.
Contrôler les livres, les idées et la science
Le pouvoir de l’Église ne concerne pas seulement les souverains.
Il s’exerce également sur les idées.
L’Index des livres interdits constitue pendant des siècles un instrument institutionnel de contrôle des lectures.
Des ouvrages sont interdits.
Des auteurs sont condamnés.
L’affaire Galilée en est devenue le symbole universel, même si sa réalité historique est plus complexe que la légende qui en a parfois été faite.
La question essentielle demeure :
une institution religieuse s’arroge le pouvoir de déterminer quelles idées peuvent légitimement être enseignées ou diffusées.
Contrôler le mariage et la vie privée
L’ingérence temporelle touche également la vie quotidienne.
Pendant des siècles, le mariage relève largement de l’autorité ecclésiastique.
L’Église définit sa validité, ses empêchements et son indissolubilité.
Elle intervient également dans la sexualité, la famille et les comportements individuels.
Chacun est parfaitement libre de considérer ces prescriptions comme moralement obligatoires pour lui-même.
Le problème commence lorsqu’elles deviennent, directement ou indirectement, la loi applicable à tous.
Encore en 1864 : contre la séparation de l’Église et de l’État
On pourrait croire cette conception exclusivement médiévale.
Il n’en est rien.
En 1864, Pie IX publie Quanta Cura et le Syllabus Errorum.
Le Syllabus range explicitement parmi les propositions condamnées l’affirmation :
« L’Église doit être séparée de l’État, et l’État de l’Église. »
Il combat également certaines conceptions modernes de la liberté religieuse et défend le pouvoir temporel du Saint-Siège.
Nous ne sommes plus au XIIIe siècle.
Nous sommes en 1864.
La papauté revendique encore officiellement une place institutionnelle particulière dans l’organisation politique de la société.
L’école : autre champ de bataille politique
L’enseignement constitue naturellement un enjeu essentiel.
Celui qui forme les enfants contribue à former les futurs citoyens.
L’Église revendique donc longtemps une autorité particulière sur l’enseignement.
En France, l’affrontement entre républicains et catholiques autour de l’école ne porte pas seulement sur la religion.
Il pose une question politique fondamentale :
qui doit former les futurs citoyens : une Église ou la République ?
Concordats : négocier directement avec les États
L’Église catholique possède également une particularité institutionnelle exceptionnelle.
Le Saint-Siège traite directement avec les États.
Les concordats règlent notamment, selon les pays et les époques, la nomination des évêques, le statut de l’Église, l’enseignement religieux ou les biens ecclésiastiques.
L’Église n’agit donc pas seulement comme une association de croyants.
Elle dispose d’une diplomatie et négocie directement avec les gouvernements.
Cette singularité perdure avec l’existence de l’État de la Cité du Vatican et la personnalité internationale du Saint-Siège.
Pie XII et la « Solution finale à la question juive »
Le comportement de Pie XII pendant la Seconde Guerre mondiale constitue l’un des épisodes les plus controversés de l’histoire contemporaine de l’Église.
Il faut commencer par établir précisément la chronologie.
Les massacres de masse de Juifs commencent dès 1941, notamment après l’invasion de l’Union soviétique : les Einsatzgruppen et d’autres unités allemandes et auxiliaires assassinent systématiquement les populations juives.
Le 20 janvier 1942 se tient la conférence de Wannsee. Elle organise et coordonne à l’échelle européenne la « Solution finale à la question juive », selon la terminologie glaciale employée par les nazis pour désigner leur politique d’extermination des Juifs d’Europe.
L’extermination par gazage prend alors une dimension industrielle : Bełżec commence ses opérations en mars 1942, Treblinka en juillet ; à Auschwitz-Birkenau, les assassinats de masse par gazage se développent également en 1942.
Au cours de cette même année, les informations concernant l’extermination parviennent progressivement à l’étranger.
En août 1942, Gerhart Riegner, représentant du Congrès juif mondial à Genève, transmet aux gouvernements britannique et américain des informations sur le projet nazi d’assassiner plusieurs millions de Juifs européens. À la fin de l’année, les gouvernements alliés disposent d’informations suffisamment concordantes pour dénoncer publiquement, le 17 décembre 1942, l’extermination des Juifs.
Kurt Gerstein tente d’alerter l’Église
Un autre témoin est particulièrement important : Kurt Gerstein.
Officier SS, Gerstein assiste personnellement, en août 1942, à l’assassinat de Juifs par gazage à Bełżec.
Il tente ensuite frénétiquement de faire connaître ce qu’il a vu.
Il cherche notamment à alerter les autorités catholiques.
Il faut toutefois être précis sur un point :
nous ne possédons pas la preuve documentaire permettant d’affirmer que le témoignage personnel de Gerstein fut effectivement placé sous les yeux de Pie XII.
En revanche, le Saint-Siège disposait en 1942, par différents canaux, d’informations concernant les massacres de masse.
La question historique n’est donc pas simplement :
« Le Vatican savait-il que des Juifs étaient massacrés ? »
Il savait que des massacres de masse étaient perpétrés.
La discussion porte davantage sur le degré de connaissance du processus d’extermination à chaque moment et, surtout, sur la réaction que cette connaissance aurait dû provoquer.
Pie XII parle — mais sans nommer Hitler ni les Juifs
Dans son message de Noël 1942, Pie XII évoque les centaines de milliers de personnes qui, sans faute de leur part, parfois seulement en raison de leur nationalité ou de leur origine, sont vouées à la mort ou à un dépérissement progressif.
Il condamne donc les persécutions.
Mais il ne dit pas explicitement :
les Juifs.
Il ne dit pas :
Hitler.
Il ne dit pas :
l’Allemagne nazie.
Il ne prononce pas publiquement une condamnation nominative de la « Solution finale à la question juive ».
C’est ici que commence la controverse qui se poursuit encore aujourd’hui.
Les défenseurs de Pie XII soulignent qu’une condamnation publique pouvait provoquer des représailles contre les Juifs, les catholiques et les institutions religieuses qui cachaient des persécutés.
Ils rappellent également l’action de prêtres, religieuses, institutions catholiques et simples fidèles ayant participé au sauvetage de Juifs.
Le Vatican défend lui-même cette interprétation : ce qui est présenté par les critiques comme un « silence » aurait constitué un choix délibéré de prudence destiné notamment à ne pas provoquer des représailles susceptibles d’aggraver le sort des persécutés.
Cette défense doit être prise en considération.
Mais elle n’interdit nullement de poser une autre question.
Face à la « Solution finale à la question juive », le chef spirituel de centaines de millions de catholiques devait-il dénoncer publiquement et nominativement Hitler et le régime nazi, quelles qu’en fussent les conséquences ?
Martyre de Pie XII ?
Cette question devient plus troublante encore si Pie XII risquait lui-même sa liberté ou sa vie.
Des projets nazis d’occupation du Vatican et d’enlèvement du pape ont été rapportés, notamment après la guerre par le général SS Karl Wolff.
D’autres récits ont évoqué un plan désigné sous le nom de Rabat-Fohn. Margherita Marchione a notamment rapporté un projet qui aurait prévu une intervention SS au Vatican et la mort de Pie XII en raison de son attitude jugée hostile au nazisme et favorable aux Juifs.
Andrea Tornielli a également étudié les menaces qui auraient pesé sur le pape et le rôle attribué à Karl Wolff.
La prudence historique s’impose cependant : l’existence d’une menace nazie contre Pie XII est documentée par plusieurs témoignages, mais la réalité précise, le degré de préparation et les modalités des différents projets rapportés demeurent discutés.
Admettons néanmoins que Pie XII ait réellement risqué sa vie.
Une question vertigineuse se pose alors :
qu’aurait signifié son martyre ?
Nous ne pouvons évidemment pas affirmer qu’une condamnation publique de Hitler aurait sauvé un seul Juif supplémentaire.
Elle aurait même pu provoquer des représailles.
Mais imaginons Pie XII lançant solennellement au monde entier une condamnation explicite de Hitler et de la « Solution finale à la question juive », puis arrêté ou assassiné par les nazis.
Le chef de l’Église catholique serait mort pour avoir publiquement défendu un peuple que le régime nazi voulait exterminer.
Son martyre aurait probablement conféré à Pie XII un immense et immarcescible prestige et aurait profondément modifié le jugement historique porté sur l’attitude de l’Église catholique pendant la Seconde Guerre mondiale.
Pie XII choisit une autre voie.
Il privilégia la diplomatie, les interventions discrètes et l’action humanitaire sans aller jusqu’à la condamnation publique et nominative de Hitler que d’autres auraient souhaitée.
L’Histoire ne permet pas de savoir ce qui serait arrivé s’il avait choisi autrement.
Mais elle permet de poser la question :
face au crime absolu de son époque, devait-il accepter le risque de son propre martyre pour le dénoncer publiquement ?
Et finalement : quelle « ingérence » ?
Pendant près de deux millénaires, l’Église catholique européenne a successivement ou simultanément :
- légitimé des souverains ;
- contesté leur autorité ;
- couronné des empereurs et des rois ;
- excommunié des souverains ;
- utilisé l’interdit comme instrument de pression politique ;
- possédé et gouverné des territoires ;
- entretenu une diplomatie et des forces armées ;
- levé des impôts ;
- exercé une justice ;
- appelé à des guerres et à des croisades ;
- condamné les hérésies ;
- organisé leur répression ;
- remis des condamnés au bras séculier qui pouvait les mettre à mort ;
- participé à l’imposition de l’uniformité religieuse ;
- contrôlé ou tenté de contrôler les livres et les idées ;
- cherché à contrôler l’enseignement ;
- réglementé le mariage, la famille et la sexualité ;
- combattu, à certaines périodes, la liberté générale des cultes ;
- combattu la séparation de l’Église et de l’État ;
- négocié directement avec les États ;
- cherché à influencer leurs législations.
Ce bilan historique conduit à un paradoxe.
Pendant des siècles, l’Église catholique n’a pas hésité à intervenir dans le pouvoir temporel lorsqu’elle estimait que la vérité religieuse l’exigeait.
Mais lorsque l’Europe fut confrontée à la « Solution finale à la question juive », Pie XII, informé de massacres de masse et progressivement confronté à des informations sur l’extermination, ne lança jamais contre Hitler la condamnation publique, nominative et universelle que l’autorité morale du chef de l’Église catholique aurait pu lui permettre de prononcer.
Il faut donc distinguer deux questions.
La première concerne la foi.
Elle appartient exclusivement à celui qui croit.
La seconde concerne le pouvoir.
Elle appartient à tous les citoyens.
Je ne conteste à aucun catholique le droit de croire et de vivre conformément à sa religion.
Je conteste qu’une Église, quelle qu’elle soit, puisse tirer de sa croyance un droit particulier à imposer aux autres citoyens ses prescriptions politiques, juridiques ou morales.
Et ce principe ne concerne évidemment pas seulement l’Église catholique.
Il vaut pour toutes les religions.
Un catholique doit être libre d’être catholique.
Un protestant d’être protestant.
Un juif d’être juif.
Un musulman d’être musulman.
Un agnostique d’être agnostique.
Un athée d’être athée.
Et chacun doit être libre de changer d’avis.
Mais aucune conviction religieuse ne confère à celui qui la professe un droit particulier à gouverner ceux qui ne la partagent pas.
L’histoire européenne nous a coûté suffisamment de guerres, de persécutions, de censures, d’Inquisitions et de sang versé pour parvenir à cette idée extraordinairement simple :
Croyez ce que vous voulez.
Pratiquez librement votre religion.
Mais ne l’imposez pas aux autres.
Cela vaut pour TOUTES les religions ! ! !